Heihô, l’art de la stratégie

L’étude des arts martiaux japonais s’associe à celle de l’art de la stratégie, Heihô, qui peut s’écrire avec de deux façons :

  • 兵法, où Heihô signifie littéralement l’art de la guerre
  • 平法, où Heihô signifie littéralement l’art de la paix
Ainsi, celui qui est expert dans l’art de heihô, l’art de la guerre, devient expert dans heihô, l’art de la paix et inversement. Ceci est possible si nous concevons heihô comme une méthode pour « anticiper sur les événements avant même qu’ils n’aient l’idée de prendre forme ». L’étude de la stratégie (enseignements de Sun Tzu et d’autres) a autant d’importance que l’escrime, la vie de tous les jours servant de mise en pratique de la stratégie.

Ce principe est au cœur de la vie et au cœur du Budô. Il est à relier au concept de Hyodo, un terme similiaire à heihô, tel que le concevait l’escrimeur Miyamoto Musashi. Ce même principe est inscrit entre les lignes de l’ouvrage « Heihô kaden sho », écrit par Yagyu Munenori, maître d’arme des trois premiers Shogun Tokugawa (Cf. chapitre Le pont qui vit revenir la chaussure, en début d’ouvrage).